Je révise mon partiel d'Enjeux de l'Audiovisuel, je vais à Ikea avec Flore, puis j'entre dans la salle de partiel. Mais en voyant le prof
d'Analyse du récit filmique je réalise que j'ai inversé les deux dates d'axamens. Je découvre donc les 5 questions du sujet sans avoir révisé une miette, ce qui me vaudra de
considérer la question 4 comme le plus opaque des mystères :
"Etablir les carrés sémiotiques et les circuits de la signification correspondants".
Gloups, comme on dit.
L'analyse demandée porte sur une pub pour le jeu internet "Fight for Kisses", lui-même conçu pour la
promotion des rasoirs Wilkinson.
Au 1er visionnage, rires dans toute la salle.
Au 2eme visionnage tout le monde se jette sur sa copie pour brouillonner quelques mots sur la symbolique d'Oeudipe.
Au 3eme visionnage on se demande bien ce qu'on peut raconter d'autre.
Puis peu à peu, guidé par les questions, les choses se clarifient, des références se révèlent et une certaine cohérence en ressort.
Depuis que je réfléchis un peu sur des images j'ai tendance à piocher des éléments visuels par-ci par-là, sans méthode. Mais ces cours d'analyse aident à comprendre à quel point c'est important de
structurer sa pensée pour faire ressortir des choses d'une série d'images.
-Dégager la structure de la (ou des) intrigues pour mieux voir le rythme et les moments clés.
-Reconstituer le système des lieux pour cerner leur symbolique.
-Construire le schéma actanciel du récit pour dégager les enjeux, clarifier les relations entre les personnages.
En somme, les questions 1, 2, et 3 du sujet.
Et au final ?
Il y a deux intrigues, une autour du père et une autour du bébé, qui s'entremèlent pour s'intensifier mutuellement.
Les lieux fonctionnent comme des territoires possédés ou à conquiérir, comme pour une guerre, ce qui rappelle un pensée animale.
Le personnage du père et du bébé sont bourrés de points communs, presque symétriques. On fait donc facilement l'amalgame entre besoin d'affection du bébé et désir sexuel de l'homme.
Et au fond c'est la question que pose cette pub. Elle interroge la virilité et la sexualité de l'homme qui cherche à retrouver l'affection de la mère à travers l'amour de sa femme.
Ben voilà, on l'a trouvé cet Oeudipe. A croire qu'il est vraiment caché partout.
Commentaire n°1
posté par
choufleur
le 21/05/2008 à 21h10
elle est plutôt nulle cette pub...
personnages animés comme des sims, aucun pouvoir d'évocation... enfin il est clairement dit que le bébé et le papa se font la guerre ce qui est le principe du complexe d'Oedipe même.
c'est bizarre de mettre ça comme sujet de la part d'un gars qui étudie Shining ou Mulholland Drive
enfin bon ça change quand même des pubs Wilkinson françaises toujours les mêmes, et puis la musique est pas mal
Commentaire n°2
posté par
Eloi
le 24/05/2008 à 13h18
merci pour l'orthographe Choufleur, j'oublie a chaque fois.
Coté animation tu as raison Eloi, ça aurait été beaucoup plus expressif en 2D surtout que c'est essentiellement des plans fixes.
Oedipe est évident dans le principe de la guerre papa/bébé, je suis d'accord, mais la pub a le mérite de l'exploiter pour toucher là ou ça fait guili chez les papas, c'est à dire, je suppose, une période ou ils se sentent délaissés par leur femme après la première naissance. Et ça comme tu dis, c'est carrément nouveau dans les pubs de rasoirs, la plupart jouent sur le rasage comme geste viril (puissance, turbo, Mach 3 etc) alors qu'ici, le rasage c'est le moyen de redevenir un enfant.
C'est touché-coulé à l'heure ou les hommes se détachent de leur machisme et mettent des lotions anti-vieillissement...
Commentaire n°3
posté par
william
le 27/05/2008 à 14h19
je kiff grave trop la creme ail R....
Commentaire n°4
posté par
Adé-mêler
le 17/06/2008 à 00h36
:
Un blog pour parler des images qu'on fait, et aussi celles qui rentrent dans nos yeux, au cinéma, sur les abris-bus ou au dos des paquets de céréales.