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Lundi 17 novembre 2008

Ce week-end, en visitant l'exposition Repartir à Zéro à Lyon
(qui illustre la révolution menée par les artistes après la seconde guerre mondiale),
j'ai eu la drôle d'impression que les musées n'étaient pas les endroits idéaux pour rencontrer des images.

Dans une expo faites avec des tableaux expressionnistes abstraits, on a 2 attitudes possibles :

-Soit constater que, comme le dit le panneau, le désordre mental de l'artiste est directement projeté sur papier lorsqu'il fait un gribouillage au crayon.

-Soit tenter de décortiquer le gribouillage pour essayer d'en deviner plus sur l'état d'esprit de l'artiste, et, qui sait, peut-être le ressentir... Mais

Mais il faut se rendre à l'évidence : l'expressionnisme abstrait de Hartung, même s'il est intéressant sur le principe au même titre que l'écriture automatique, n'est pas un très bon vecteur d'émotions. Pour ressentir ce que Hartung avant en tête en gribouillant, il faut peut-être une disponibilité que le musée ne permet pas forcément.

Je ne parle pas des gens qui papotent et des enfants qui courent dans le musée : on ne peut pas vraiment suivre ce genre d'expo sans décrocher à un moment pour se rouvrir aux oeuvres ensuite.

Je parle plutôt du fait que dans le musée, on se met en conditions pour accepter les oeuvres, s'y soumettre et s'ouvrir à la découverte. Sans ça, la visite ne nous apporterait rien d'autre que ce qu'on voulait voir, certes.

Mais cette attitude a aussi pour effet d'enlever de la surprise, puisqu'on est prêt à accepter n'importe quelle oeuvre : les images glissent sur nous, parce que cette ouverture a aussi édulcoré notre ressenti des images. Je ne suis pas touché par le crucifix de matraques de Kendell Geers au MAC, parce qu'au musée je suis ouvert d'esprit.
 
Et c'est pour ça que c'est dans le quotidien que les images ont le plus d'impact sur nous.
Quand on les voit sur internet, dans les magazines, on est pas disposé à regarder des images comme des oeuvres.

Et là, peut-être que le gribouillage de Hartung va pouvoir prendre un autre sens
que sur le panneau du musée ?
Par williamlaboury - Publié dans : Art
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Commentaires

Salut
D'abord je te passe le bonjour car cela fait longtemps que l'on ne sait pas vu.
pour l'article je suis tout à fait d'accord avec toi. Et c'est une discussion qui dure depuis longtemps dans le milieu de l'art. Le développement du Land Art et du street art ont essayé de trouver des alternatives mais on a vite remarquer que les photos représentant les œuvres du land art ont été affiché dans les musées et que les plus réputés du street art expose aussi dans des musées.

On ose beaucoup plus critiquer une image que l'on voit ailleurs que dans un musée, il n'y a pas cette esprit de soumission. Mais le musée reste actuellement le meilleur moyen de découvrir la peinture les installations et la sculpture car internet ne rends pas toutes les subtilités. Pour la photographie et la vidéo sa dépend.
certains musées essayent de changer la vision du musée comme le musée MACVAL je crois qui a été ouvert en banlieue parisienne.

Sinon je souhaitais te dire que je montre souvent ton film dernière cerise en général cela rapporte un franc succès.

à bientôt

Fabrice
Commentaire n°1 posté par fabrice le 19/08/2009 à 19h41

Salut

  • williamlaboury
  • : Un blog pour parler des images qu'on fait, et aussi celles qui rentrent dans nos yeux, au cinéma, sur les abris-bus ou au dos des paquets de céréales.

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